Comme l’exprime Catherine Armessen, médecin référent sur le projet, l’enjeu consiste à

 » Travailler en complémentarité pour qu’il n’y ait aucune rupture dans la continuité des soins entre la structure hospitalière et le domicile. »

Et de rappeler que « l’hospitalisation à domicile doit rester une solution ponctuelle et n’a pas vocation à s’inscrire dans un temps long, ni à prendre la place du secteur libéral ». Si les équipes mobiles MPR ont comme mission de faire une évaluation pluridisciplinaire du handicap, elles n’ont pas vocation à délivrer des soins à domicile. Il y a donc là un maillon manquant que l’HAD R se propose de combler. En effet, l’HAD peut aller plus loin dans la prise en charge des patients qui présentent un handicap somatique, une souffrance psychosociale, un domicile insuffisamment adapté au handicap ou un aidant en difficulté.

Ce projet de HAD R voit le jour en avril 2022. Il doit sa réussite au travail concerté des équipes LNA Santé engagées sur le sujet depuis plus d’un an : directeurs, collaborateurs du siège, soignants… Sur le terrain, il est aussi rendu possible par la passerelle établie entre l’HAD et le SSR de Romainville, établissement référent en termes de conseil et de formation du personnel soignant, et par les équipes qui s’occupent des soins à domicile, en particulier de rééducation, en tenant compte de l’ergonomie du domicile. Tout est ainsi mis en œuvre dans l’intérêt du patient.

En savoir + sur le rôle de l’HAD dans les offres de soins des territoires